Le volcan, le tourisme et le mythe

L’archipel de Santorin

Santorin n’est pas un ensemble d’îles comme les autres : voici quelques clés de compréhension pour mieux appréhender cette île volcanique qui se distingue nettement de ces voisines en Mer Égée.

Une explosion incroyable et un mythe qui perdure

Tout d’abord, les lieux ont subît de façon très violente les aléas des forces telluriques de notre planète. île volcanique constituée de plusieurs petites îles qui furent peu à peu regroupées par le travail de la lave, Santorin a littéralement volé en poussière durant l’antiquité. Il paraît même que cette explosion a changé la face du monde d’alors en détruisant la flotte et la civilisation minoenne. L’impact de cette explosion fut tel que même l’on aurait entendu l’explosion jusqu’en Norvège.

Conséquence : l’enfouissement immédiat de la majorité de l’île de Stronghylé sous plusieurs centaines de mètres d’eau et l’apparition de la forme circulaire que l’on connaît aujourd’hui avec plusieurs parties de terres émergées sur son pourtour. C’est aussi de cette terrible explosion qu’est né le mythe de l’Atlantide.

Mais la vie d’un volcan actif ne se résume pas à ses explosions majeures et une quinzaine d’épisodes significatifs ont été documentés à travers l’histoire. L’apparition de Néa Kameni, est par exemple, une des dernières réalisations du volcan.

Un sol qui complique tout

Peu hospitalière, car d’origine volcanique, l’île ne dispose d’aucune source d’eau. Les autochtones avaient l’habitude de collecter les pluies hivernales et de les stocker en prévision des jours de sécheresse, nombreux en été. L’acidité du sol ne permet que peu de culture et seuls quelques pieds de vigne particulièrement coriace, l’Assyrtiko,  ainsi que quelques agrumes et un petit légume sec plus petit qu’un petit pois le vesce.

Dotée d’un climat humide et frais en hiver et d’étés ventés et secs, l’île et ses habitants s’adaptent aux saisons en surveillant toujours les grondements du géant qui fait rugir la terre sous leur pieds. Le volcan est toujours en activité et l’île est auscultée en permanence.

L’économie rurale puis touristique

Les habitants sont finalement revenus sur l’île et se dispersèrent entre les différents villages mais la vie y était rude. Naturellement tournés vers la terre (et non pas vers la mer – la plupart étant paysans), les locaux virent leur île se dépeupler avec comme point d’orgue le séisme de 1956.

Depuis la découverte de Santorin par les touristes, tout s’est inversé et l’économie locale jadis vivovante, est profondément tournée vers l’accueil des visiteurs. Pour les vacanciers, les habitant se sont mis à l’anglais même si la langue grecque est présent partout.

Cela dénature forcément l’archipel dont les rives et le sommet des falaises, jadis vierge de toute présence humaine, sont désormais recherchés.

Entre pauvreté poussant à l’exode et développement économique permettant de continuer à vivre sur place, les habitants ont vite tranché.

Un climat chaud et sec

L’hiver n’est pas la bonne période mais de Pâques à fin octobre, le beau temps et les chaleurs sont assurées. Le vent du Nord balaie la mer et modère un peu les pics de chaleurs.

Photo : T_y_l