Santorin

Santorin

Santorin est l’île principale de l’archipel du même nom. Parmi les 5 îles, c’est la plus grande et la plus habitée, bref c’est sur cette île que tout se passe.

En forme de croissant de lune, l’île est 6 fois plus grande que les 4 autres réunies. S’élevant à plus de 560m et longue de 15km sur 12 de large, l’île est entièrement composée de roches volcaniques de couleurs allant du noir au ocre en passant par diverses nuances de gris et de marron.

Sur sa face Ouest (côté caldeira), les falaises plongent à-pic dans la mer Égée. Au sommet, des chapelets de maisons d’un blanc étincelant s’égrènent sur la crête et débordent de chaque côté. C’est cette image de Santorin que tout le monde a présent à l’esprit. Santorin est d’ailleurs régulièrement citée et primée pour ces magnifiques paysages (en 2015 par exemple, Santorin a été élu plus belle île du monde).

Mais Santorin a aussi une autre face. Sur la côte Est, l’accès à la mer se fait facilement et en pente douce. Les paysages de ce côté-ci font moins carte postale mais les tarifs sont aussi plus abordables. C’est aussi sur la face Est que se trouvent l’aéroport.

Une île aux 2 visages entre tourisme et authenticité

Même si les conditions sur place sont rudes, l’île principale est habitée à l’année par plus de 10000 personnes. Il n’y a pas de source d’eau sur l’île et les habitants avaient pour habitude de stocker et d’économiser l’eau de pluie à la mauvaise saison pour s’en servir le reste de l’année. Aujourd’hui, il existe une usine de desssalement mais l’eau reste chère.

Historiquement les gens vivaient de la mer et de l’agriculture mais aujourd’hui c’est le tourisme qui génèrent la majorité de l’activité économique. Jackpot pour les autochtones lorsqu’une maison de famille ou même une simple cahute a le bonheur d’avoir une vue sur la mer depuis la falaise : après quelques coups de pioche, un bon coup de truelle et de la peinture blanche et bleue, voici un nouvel hébergement de luxe à proposer aux voyageurs.

C’est d’ailleurs un peu le paradoxe de l’île et on distingue clairement les 2 facettes de Santorin : celle des visiteurs ponctuels avec un Santorin un peu artificiel entre Fira et Oïa et celles des locaux.

  • Dans le Santorin des touristes, les boutiques de luxe, les magasins d’artisanats et les hôtels ou restaurants avec vue sur la caldeira jouent la surenchère.
  • Et puis dès qu’il n’y a plus la vue sur la mer, tout s’assagit : c’est le cas pour Pyrgos, Emborio, Vlychada ou Finikia.
  • Sur la côte Est lorsque l’on retrouve la mer, c’est le Santorin version station balnéaire qui prend de nouveau le pas le Santorin authentique : plages, bars, activités touristiques s’enchaînent sur plusieurs kilomètres.

Malgré la pression touristique, les villages surmontant la caldeira ne sont pas à bouder : les paysages sont somptueux et valent vraiment le détour. La foule, dommage collatéral des destinations très prisées, peut être évitée en choisissant le bon moment pour visiter Santorin (pas l’été).

Comment venir sur Santorin ?

L’arrivée sur l’île se fait de deux façons :

  • Par avion en atterrissant au Nord de Kamari
  • Par bateau (ferry, paquebot) au pied des falaises dans le port de Thira (Athinios / Skala). D’autres ports existent mais ils sont réservés aux plus petits bateaux (Amoudi, Vlychada) ou ne sont pas sur l’île principale (Thirassia par exemple). Et il n’est pas toujours possible d’accoster (quand le mauvais vent de l’hiver s’en mêle, les ferries restent au port).

Photo : Jason