Thirassia

Thirassia

Thirassia, c’est la belle abandonnée. Boudée par les touristes qui se concentrent sur Santorin et qui vont faire un tour de bateau jusqu’à Néa Kameni et Paléa Kaméni, l’île de Thirassia mérite pourtant plus qu’un simple détour. Celles et ceux qui décide d’aller y faire un tour verront le visage de Santorin tel qu’il était il y a encore une vingtaine d’années : plus authentique et moins envahie par les touristes.

Habitée dès la préhistoire, Thirassia tient son nom de la mythologie grecque et signigie « plus jeune fille du roi Thira », fille que le roi avait donnée pour construire un somptueux palais.

C’est la deuxième plus grande île de l’archipel et elle se trouve à l’Ouest de l’île principale. Grande (9,3km2), elle ressemble beaucoup à Santorin mais en miroir. La caldera et les falaises abruptes sont situées sur sa face Est tandis que la terre descend en pente douce sur l’Ouest de l’île. Et comme sur Santorin, les prix sont plus importants côté caldera que de l’autre côté. Sur Thirassia, c’est donc le soleil du petit matin qui éclaire les habitations du côté de la caldera alors que c’est le soleil couchant qui se couche sur la Mer Égée à perte de vue de l’autre côté.

L’électricité n’est arrivée sur l’île qu’en 1991 et l’eau est toujours collectée en citerne (il n’y a pas de source sur place – le manque d’eau est flagrant lorsque l’on regarde la végétation). À part le tourisme, les quelques 300 habitants de Thirassia vivent de l’agriculture (légumes et vins).

Principaux sites de Thirassia

  • Le port d’Agia Irini (Riva) : Au Nord Est de l’île, il accueille des bateaux à la journée. C’est le plus court chemin pour rejoindre l’île principale.
  • Le port d’Ormos Korfou : situé au centre de l’île sur la façade Est, il s’agit d’une grande crique peuplée de tavernes. Pour accéder au sommet de la falaise, un escalier sinueux avale les quelques 200m qui séparent les flots du village de Manolas.
  • Le village de Manolas : À l’aplomb de la falaise, Manolas contemple la crique et offre un point de vue imprenable sur les villages de Santorin de l’autre côté de la caldeira. Les ruelles qui traversent le village sont très agréable à parcourir et il est certain qu’ici, la foule ne dénaturera pas l’expérience touristique. Capitale de l’île, Manolas est le point de passage obligé de la plupart des circuits touristiques de l’île
  • Le hameau de Potamos : Plus au centre de l’île, on y accède facilement depuis Manolas.

Le reste de l’île est inoccupé mais un nombre important de monastères et d’églises sont disséminés sur l’île : ils sont une vingtaine (Saint Dimitrios, Prophète Ilias, Kimissi tis Theotokou, Sainte Irène, Christos, La Panaghia Lagadi) et sont autant de prétexte pour se balader sur l’île. Autre objectif de balade : les anciennes mines qui est le vestige archéologique principal de l’île (mais qui ne montre pas grand chose) et le village semi-enterré d’Agrilia.

Bon à savoir sur Thirassia

  • Il faut compter une vingtaine de minutes depuis Oïa pour rejoindre l’île en bateau. L’île est aussi desservie par les ferries.
  • Sur place, peu de véhicules mais beaucoup d’ânes.
  • Se baginer sur Thirassia ressemble à ce que l’on trouve sur Santorin (des galets noirs) mais ici, tout est très propre.
  • Par contre, attention aux tavernes, les horaires ne sont pas « touristiques ».
  • Dormir sur l’île demande une certaine préparation en amont. Les hébergements sont rares ici et il faut s’y prendre longtemps à l’avance.
  • Il faut aimer marcher pour vraiment profiter de la tranquillité de l’île.
  • Ceux qui aiment les animations seront déçus. Thirassia est la version très calme de Santorin.

Photo : Ernest McGray, Jr.