La Grèce déciderait de vendre certains sites archéologiques pour faire rentrer de l’argent dans ses caisses. Ainsi, parmi les centaines de vestiges archéologiques, le site préhistorique d’Akrotiri de Santorin ferait partie des lieux en attente d’acheteur.

Le fonds de privatisations (Taiped ou HRADF en anglais) est l’organisme d’état qui gère la vente des biens publics. Plus de 50 milliards d’euros peuvent être privatisés (il n’y a pas que des merveilles, certains biens fonciers, de l’immobilier et des entreprises publiques sont aussi en catalogue). Un pactole plutôt tentant pour un pays dont l’économie a durement souffert ces dernières années. Alors, faut-il se résigner à vendre ses trésors pour donner un souffle d’air aux grecs ?

Tout cela ne plaît pas aux férus d’histoire, aux administrations locales et aux archéologues qui ont tiré la sonette d’alarme : la privatisation de sites d’importance majeure, le tourisme de masse, la crainte de voir les merveilles du pays transformées en parcs d’attractions : nombreuses sont les voix qui se sont élevées.

Trop énorme pour être vrai ? Et bien oui. Il s’agit d’une fake news. Le Taiped a bien 10000 biens en catalogue et sa mission et de les valoriser (comprendre les vendre pour en tirer un profit et les confier à des structures qui sauront les faire fructifier) mais les sites archéologiques, les zones protégées (Natura 2000, zones forestières), les plages et les musées en sont exclus. Il y a déjà plusieurs lois grecques qui interdisent la vente de sites archéologiques.

Le fond de la question est cependant toujours là : tant que la Grèce ne se sera pas dotée d’un cadastre, il faudra veiller comme le lait sur le feu les transactions foncières et immobilières…