Anafi

Parmi les destinations des Cyclades, l’île d’Anafi est une des plus proches de Santorin. Entre les deux îles, laquelle choisir et pourquoi ? Quels sont les principaux avantages des deux destinations ? Comment choisir ?

Santorin est traité de long en large sur ce site. Mais pas Anafi. Pourtant, cette petite île située à 20 kilomètres à l’est de Santorin partage certaines caractéristiques touristiques qui en font une destination de vacances possible. Depuis Santorin, Anafi est aussi une bonne idée d’excursion à la journée pour fuir la foule et découvrir une petite île hors du temps, avec un charmant village aux ruelles tortueuses et aux plages de sable blond protégées du vent.

Anafi est une île de 37km2 (12km de long sur 6 de large). Rocheuse et sauvage, elle s’élève à presque 600m au-dessus du niveau de l’océan. La mer y est aussi bleue qu’à Santorin mais les couleurs d’Anafi vont du blond à l’ocre. Ici pas de rouge ni de noir. La végétation y est aussi rare que sur Santorin et ce sont surtout de bas bosquets et des figuiers de Barbaries qui occupent le sol pauvre de l’île.

? Une des activités phares à Santorin est l’excursion en bateau jusqu’au volcan encore actif au centre de la caldeira.

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Le tourisme est peu développé sur l’île et il y a moins de 300 habitants qui y vivent à l’année. Pourtant l’île est habitée depuis au moins 8 siècles avant notre ère et comme partout en Grèce il s’y trouve un nombre important d’édifices religieux comparé à la population totale. Sur Anafi, il y a plusieurs dizaines de bâtiments à vocation religieuse. La légende veut que l’île ait été créée par Apollon pour le repos des Argonautes sur le chemin de la Toison d’Or. Dans les faits, l’île a changé plusieurs fois de pays au cours des siècles et servait d’exil aux prisonniers politiques.

Mont Kalamos

Le Mont Kalamos sur l’île d’Anafi

Le village principal, Chora, est situé au sud de l’île en surplomb du port principal. Les maisons sont agglutinées et ressemblent aux villages de la corniche de Santorin, le luxe et les piscines en moins. Le calme en plus (les voitures y sont interdites). Plusieurs établissements touristiques proposent gîte et couvert dans le village. Il existe aussi de petits complexes touristiques situés en retrait du village et proche des flots. Éparpillés sur l’île, des katikies (groupes de fermes isolées) ponctuent le paysage aride de l’île.

L’île est parfaite pour les vacanciers qui recherchent le calme, la déconnexion et une nature brute. Les habitants sont accueillants. Pour résumer, Anafi, c’est un peu la Grèce d’il y a 50 ans avant l’arrivée du tourisme de masse. À découvrir avant que le grand public ne s’empare de cette destination.

Ce qu’il faut voir à Anafi

Les principaux atouts touristiques de l’île peuvent se résumer ainsi : plages de sable, tranquillité et soleil. C’est d’ailleurs une destination qui plaît aux personnes en quête d’authenticité et aux randonneurs. Les plages sont libre d’accès et il est possible d’y camper. Cerise sur le gâteau, elles sont pour la plupart protégées du terrible vent du nord. En été, il y a donc un peu de monde sur les plages du sud de l’île, surtout celles accessibles via le bus. En poussant plus à l’est, des plages et criques sauvages promettent de vous retrouver seul au monde face aux éléments.

Église Anafi

Église face à la mer sur Anafi

À ne pas manquer :

  • Les plages de sable du sud de l’île d’Anafi et notamment Roukounas et Klisidi. Ici, pas de parasol ni de transat ;
  • Grimper au sommet de l’île pour embrasser une vue à 360° depuis le Mont Viglia ou tenter l’ascension du Kalamos, impressionnant rocher à l’est de l’île et plus haut monolithe à des centaines de kilomètres à la ronde ;
  • Emprunter les chemins de randonnée de l’île (presque 20km balisés) et faire des haltes sur les nombreux bâtiments religieux situés partout sur l’île ;
  • Prendre le temps de découvrir les monastères (monastère de Panagia Kalamiotissa, église Agios Antonios avec sa double arche et ses 6 siècles d’existence, église Panagia sto dokari). Mention spéciale pour le monastère de Zoodochos Pigi construit sur les restes du temple d’Apollon dont les murs originaux sont encore bien visibles ;
  • Prendre un bateau pour accéder aux plages reculées et aux criques des îlots ;
  • Observer les phoques au pied du Kalamos ;
  • Assister aux festivités d’après Pâques ou des 7-8 septembre en l’honneur de la vierge d’Anafi ;
  • Découvrir les particularités géologiques (pierres ponces de Santorin, stalagmites et stalactites colorées, grotte de Dracontospilo…) et marcher dans l’ancienne cité de Kastelli dont il ne reste plus que des ruines.

Venir sur Anafi

L’île dispose d’un port permettant aux ferrys d’accoster. Situé dans le sud de l’île, il assure des liaisons hebdomadaires avec les ports des îles proches (Chalki, Diafani, Rhodes, Astipalea, Karpathos, Kasos, Sitia, Ag. Nikolaos), le port du Pirée mais aussi Thirassia et Fira sur Santorin. Depuis Santorin, en haute saison, il y a un voyage presque tous les jours. Il existe aussi de petits bateaux qui font la navette. Il faut compter 1h30 depuis Santorin pour accoster sur Anafi.

Il n’y a pas d’aéroport sur Anafi. Le plus proche est celui de Santorin.

Pour se déplacer sur place, l’idéal reste le bus et la marche. Il est possible de louer des véhicules à moteur mais les routes sont tortueuses.

Les logements touristiques sont peu nombreux de même que les bars / restaurants / activités touristiques. Tous sont situés dans le quart sud-ouest de l’île et se répartissent entre villas et villages hôtels. Mais ce n’est pas parce qu’il n’y a pas beaucoup d’établissements que la qualité n’est pas là. Dans un autre style, le camping sauvage est autorisé et en été, sur les plages du sud de l’île, il peut y avoir du monde.

Les tavernes locales vous permettront de déguster du poisson frais et des pâtisseries à partir de miel de l’île.